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lundi 19 mai 2008

Commentaires

Coup de gueule
Nous attendons avec impatience ceux qui nous débarrasseront des nabots pisse- vinaigre qui empêchent l’opposition de faire son travail, ou pire, l’en détournent par leurs postures clownesques inaudibles pour ceux qui suivent la politique sans en faire une profession. La démocratie c’est la possibilité d’un choix ou d’un recours, sans tomber dans des querelles stériles de sales gosses qui n’ont-en fait- rien à proposer. Sur ces critères, l’opposition parlementaire actuelle s’éloigne plutôt du jeu (noble) des institutions républicaines et démocratiques. La majorité actuelle y puise sa force !

Clarté et cap donné: la politique c'est simple quant on veut :)

@ optimist

votre remarque ne fait pas avancer le débat. s'il suffisait que l'opposition revende la même ritournelle en choeur pour passer la vie serait simple. Vous me faites penser à Pangloss dans Candide.

Heureusement qu'il y a encore un Manuel Valls au Parti Socialiste pour montrer qu'il existe encore une voie pour combattre les inégalités dans ce pays. Sans des personnalités comme lui, la droite aurait un boulevard.

L'eau tiède, les petits arrangements, on en crève.

Manuel,
je sens comme une sorte d'incohérence dans votre stratégie: Comment voulez vous vous imposer pour 2012 et mettre en oeuvre votre projet de reconstruction de la gauche si vous ne prenez pas le parti lors du prochain congrès? c'est cela que je n'arrive pas encore à comprendre... Bien à vous

Bonjour,

Suite à votre participation aux Matins de France Culture, ce jour, je me pose la question suivante : pourquoi ne pas adopter, une bonne fois pour toutes, le terme "social-démocrate" ?

Hors du contexte franco-français, "socialiste" évoque centralisation, étatisme absolu, collectivisations, nationalisations, "socialisme réel", le premier S de URSS, dictature du prolétariat (cf. Marxiste, première étape de la révolution), etc. Autant de bien mauvais souvenirs…


Pour évoquer le positionnement généreux, interventionniste que prône le PS, tout en maintenant un système de démocratie et de libre marché, tous les autres pays parlent de "sociaux démocrates", ou tout simplement de "démocrates". En anglais, "labour", n'a rien à voir avec "socialist". En Bulgarie, je connais des personnes vivement anti-socialistes, qui appartiennent au parti social-démocrate.

La véritable opposition est précisément entre le socialisme, au sens historique, au sens marxiste, au sens international, et la social-démocratie.

Le PS est de fait un parti social-démocrate, et ce depuis bien longtemps. Pourquoi ne se rebaptise-t-il pas ? Le risque existe que le Modem ne décide de revendiquer cette étiquette, dans une fusion social-démocratie plus démocratie chrétienne, fusion novatrice, certes, mais pas inenvisageable. Fusion qui serait d'ailleurs salutaire pour le Modem. Ainsi, si Bayrou s'empare du positionnement "social-démocratie", en l'enserrant dans un centre élargi, il forcera le PS a se réaffirmer comme socialiste, ce qui serait en parfaite contradiction avec l'évolution récente (tant attendue) de la déclaration de principe, et vous resterez emmurés dans l'impossible dichotomie "nous sommes de gauche, nous sommes socialistes… mais n'ayez crainte, nous sommes en fait sociaux-démocrates, nous ne prévoyons pas d'instaurer le socialisme".

Vu d'ici (centre libéral démocrate non extrémiste), je ne vois pas se profiler une sortie de crise pour le PS s'il laisse s'échapper la position sociale-démocrate, qui devrait être clairement la sienne.


Précision au passage : en 2007, un démocrate libéral, soucieux du développement humain des pays, de la liberté et de la responsabilité des individus, n'avait pas de candidat présidentiable. Parmi les non extrémistes, on avait un national-conservateur démagogue libéral les 4èmes jeudi de chaque mois impair, une social-conservatrice populiste et une anguille populo-centriste. Dur !

Voici un appel à candidature : la place social-démocrate est vide, la place libéral-démocrate est vide.


Nota : attention, par "libéral-démocrate", je réfère plus à MM. Duhamel et Slama, qu'à la DL de M. Madelin.


Bien à vous, et bon courage.

Autre petite question : pourquoi prononcez-vous "immagination" (avec 2 m) ?

Bon courage pour faire avancer le débat d'idées.
Avec tout mon soutien.

Une sympathisante de gauche

Pour info:
France Culture
émission du lundi 19 mai 2008
Invité:
Manuel Valls. Député PS, auteur de Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche ! (Robert Laffont)
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/index.php?emission_id=25060143

continuez dans cette voie de modernisation et de changement du ps
une question: je ne comprends pas pourquoi vous ne voulez pas être candidat à la tête du parti.


"Oubliez la solution à deux Etats !"par Saree Makdisi


"Pour résoudre le conflit avec les Palestiniens, les Juifs israéliens devront renoncer à leurs privilèges exclusifs et reconnaître le droit au retour des Palestiniens chassés de leurs maisons. Ce qu’ils obtiendraient en retour, c’est la capacité de vivre en sécurité et de prospérer avec – plutôt que de lutter contre – les Palestiniens" : le point de vue de Saree Makdisi, professeur à UCLA, publié dans le Los Angeles Times.

"Oubliez la solution à deux Etats !"par

"Il n’y a plus de solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien. Oubliez les discussions interminables pour savoir qui a offert quoi, qui a repoussé quoi et si le processus de paix d’Oslo est mort lorsque Yasser Arafat a quitté la table des négociations ou si c’est la balade d’Ariel Sharon passant par la mosquée Al Aqsa à Jérusalem qui en fut la cause.

Tout ce qui compte, ce sont les réalités du terrain – la plus importante étant qu’après quatre décennies de colonisation juive intensive dans les territoires palestiniens conquis pendant la guerre de 1967, Israël a irréversiblement cimenté son emprise sur la terre où un Etat palestinien aurait pu être créé.

Soixante ans après la création d’Israël et la destruction de la Palestine, nous revoilà au point d’où nous sommes partis : deux populations habitant un bout de terre. Et si la terre ne peut être divisée, elle doit être partagée. Equitablement.

Je me rends bien compte qu’il s’agit là d’une position susceptible de prendre de court beaucoup d’Américains. Après tant d’années passée à poursuivre une solution à deux Etats et avec peut-être le sentiment que le conflit avait presque été résolu, il est dur d’en abandonner l’idée, jugée impraticable.

Mais impraticable, elle l’est bel et bien. Un rapport publié l’été dernier par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires avait établi que près de 40% de la Cisjordanie étaient maintenant absorbés par l’infrastructure israélienne – routes, colonies, bases militaires et ainsi de suite – et pour une large part inaccessibles aux Palestiniens. Israël a méthodiquement brisé ce qui reste des territoires en dizaines d’enclaves séparées les unes des autres et du monde extérieur par des zones qu’il est seul à contrôler (en ce compris, et selon le dernier décompte, les 612 checkpoints et barrages).

En outre, selon ce même rapport, la population des colons juifs dans les territoires occupés, qui approche déjà le demi million, continue non seulement de croître mais de croître à un rythme trois fois plus élevé que le taux d’accroissement de la population d’Israël. Si le rythme actuel se maintient, la population de colons doublera pour atteindre presque 1 million dans juste 12 ans. Beaucoup d’entre eux sont lourdement armés et menés par l’idéologie, et il y a peu de chances qu’ils quittent volontairement une terre qu’ils ont déclarée leur avoir été donnée par Dieu en tant que foyer.

A eux seuls, ces faits confèrent au processus de paix un statut académique.

A aucun moment depuis que les négociations ont débuté au début des années 1990, Israël n’a significativement suspendu le processus de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, en violation flagrante du droit international. Israël était allé au devant du sommet d’Annapolis du mois de novembre en annonçant une nouvelle expropriation de propriétés palestiniennes en Cisjordanie ; il avait fait suivre le sommet par l’annonce de l’expansion de sa colonie de Har Homa par la construction de 307 nouvelles unités de logement ; et il en a depuis lors annoncé des centaines d’autres en projet dans d’autres colonies.

Les Israéliens ne colonisent pas les territoires occupés par manque de place en Israël même. Ils colonisent le pays à cause d’une vieille croyance selon laquelle les Juifs y auraient droit par la seule vertu d’être juifs. « La terre d’Israël appartient à la nation d’Israël et uniquement à la nation d’Israël », déclare Moledet, un des partis du bloc de l’Union Nationale qui dispose d’une représentation considérable au Parlement israélien.

La position de Moledet n’est pas si éloignée de celle du Premier ministre Ehoud Olmert que certains Israéliens le prétendent. Bien qu’Olmert déclare croire en théorie qu’Israël devrait abandonner les parties de la Cisjordanie et de Gaza densément habitées par des Palestiniens, il a aussi dit, en 2006, que « chaque colline de Samarie, chaque vallée de Judée fait partie de notre patrie historique » et que « nous restons fermement attachés au droit historique du peuple d’Israël sur la totalité de la terre d’Israël ».

Judée et Samarie : ces anciennes appellations bibliques sont encore utilisées par les représentants israéliens pour parler de la Cisjordanie. Plus de 10 ans après le début du processus de paix d’Oslo, qui était censé conduire à une solution à deux Etats, les cartes de manuels scolaires israéliens continuaient d’indiquer non pas la Cisjordanie mais la Judée et la Samarie, et non pas comme territoires occupés mais comme parties intégrantes d’Israël.

Quelle place y a-t-il pour les Palestiniens dans cette vision selon laquelle cette terre revient de droit aux Juifs ? Aucune. Ils sont vus, au mieux, comme un « problème » démographique.

L’idée que les Palestiniens sont un « problème » n’est pas vraiment nouvelle. Israël a été créé comme Etat juif en 1948 uniquement grâce au déplacement forcé et prémédité de la plus grande part possible de la population palestinienne autochtone, dans ce que les Palestiniens appellent la Nakba, ou catastrophe, et qu’ils commémorent cette semaine.

Un Etat juif, dit l’historien israélien Benny Morris, « n’aurait pas vu le jour sans le déracinement de 700 000 Palestiniens. … Il n’y avait pas d’autre choix que d’expulser cette population. » Pour Morris, il s’agissait de l’une de ces « circonstances dans l’histoire qui justifient un nettoyage ethnique. »

Cette idée que les Palestiniens sont un « problème » à évacuer est antérieure à 1948. Elle était là dès le moment où le mouvement sioniste a mis en marche le projet de faire un Etat juif sur une terre qui, en 1917 – lorsque l’empire britannique a officiellement avalisé le sionisme – avait une population essentiellement non juive. Le seul membre juif du gouvernement britannique de l’époque, Edwin Montagu, s’opposait avec véhémence au projet sioniste qu’il jugeait injuste. Henry King et Charles Crane, dépêchés en mission d’information en Palestine par le Président Wilson, étaient du même avis. Un tel projet requérrait une énorme violence, avertissaient-ils : « Des décisions, dont l’exécution nécessite des armées, sont parfois nécessaires, mais elles ne doivent assurément pas être prises gratuitement au bénéfice d’une grave injustice. »

Elles l’ont pourtant été. Il s’agit d’un conflit commandé dès son origine par le sentiment exclusif du sionisme de disposer d’un droit sur cette terre. Y a-t-il eu aussi une violence palestinienne ? Oui. Est-elle toujours justifiée ? Non. Mais que feriez-vous si quelqu’un vous disait qu’il n’y a pas de place pour vous sur votre propre terre, que votre existence même est un « problème » ? Aucun peuple dans l’histoire n’a jamais vidé les lieux simplement parce qu’un autre peuple le souhaitait, et les sentiments de Crazy Horse et de Sitting Bull sont bien vivants chez les Palestiniens aujourd’hui encore.

La violence ne prendra fin et une paix juste ne viendra que lorsque chaque côté réalisera que l’autre est là pour rester. Beaucoup de Palestiniens ont accepté cette prémisse et un nombre croissant d’entre eux sont disposés à renoncer à l’idée d’un Etat palestinien indépendant pour embrasser à sa place le concept d’un Etat unique, démocratique, laïc et multiculturel qu’ils partageraient de manière équitable avec les Juifs israéliens.

La plupart des Israéliens ne se sont pas encore faits à cette idée. Certains, à n’en pas douter, répugnent à abandonner l’idée d’un « Etat juif », à reconnaître cette réalité qu’Israël n’a jamais été exclusivement juif et que, dès le départ, l’idée de privilégier les membres d’un groupe sur tous les autres citoyens est fondamentalement non démocratique et injuste.

C’est pourtant exactement ce que fait Israël, même parmi ses citoyens : la loi israélienne octroie aux Juifs des droits qu’elle refuse aux non juifs. Même avec le plus grand effort d’imagination, Israël n’est pas une véritable démocratie : c’est un Etat à exclusivité ethno-religieuse, qui a cherché à défier l’histoire multiculturelle de la terre sur laquelle il s’est établi.

Pour résoudre le conflit avec les Palestiniens, les Juifs israéliens devront renoncer à leurs privilèges exclusifs et reconnaître le droit au retour des Palestiniens chassés de leurs maisons. Ce qu’ils obtiendraient en retour, c’est la capacité de vivre en sécurité et de prospérer avec – plutôt que de lutter contre – les Palestiniens.

Il se pourrait qu’ils n’aient pas le choix. Olmert lui-même mettait en garde : de plus en plus de Palestiniens sont en train de déplacer leur combat, passant de la lutte pour un Etat indépendant à une lutte de type sud-africain réclamant des droits égaux pour tous les citoyens, sans considération de religion, au sein d’un seul Etat. « C’est bien sûr », notait-il, « un combat plus net, beaucoup plus populaire, et au bout du compte, beaucoup plus puissant. »

Je ne pourrais être plus d’accord."

Saree Makdisi*

Los Angeles Times, 11 mai 2008

www.latimes.com/news/opinion/la-op-makdisi11-2008may11,0,7862060.story

* Saree Makdisi est professeur d’anglais et de littérature comparée à l’UCLA et l’auteur de « Palestine Inside Out : An Everyday Occupation », qui sort ce mois-ci chez W.W. Norton.

(Traduction de l’anglais : Michel Ghys)

CAPJPO-EuroPalestine

Bonjour M. Valls,
Je salue votre courage et votre audace au sein du parti socialiste et pense comme vous que la gauche et la justice sociale ne doivent et ne peuvent plus se reconnaître dans des principes qui ne sont plus en phase avec les réalités du monde et sont de fait devenus inefficaces. En agissant ainsi la gauche se trompe, se perd, et ne combat plus les injustices comme elle le devrait.
Etudiant lyonnais, je ne me reconnais qu'en votre "mouvance" au sein du PS et souhaiterais vraiment agir, sans trop savoir comment. Si vous pouviez m'éclairer...
Cordialement,
Simon Huynh

@Fuzer Mowgli:
je n'ai pas été assez clair, sans doute, le coup de gueule concerne le PS actuel, pas M Valls dont j'approuve la démarche novatrice

mais ou sont les programmes?????? , je ne vois que des batailles internes , ou sont vos idées pour que je puisses voter pour tel ou tel candidat , a part de dire il faut renover le partie il faut me donner des idées concretes
CDT

Manuel Valls est l'homme qu'il faut au ps. Je ne me reconnais pas dans le ps actuel, je n'ai pas voté pour Mme Royal et ne le ferai sans doute jamais, ni pour M. Delanoë et encore moins pour Mme Aubry ou M. Fabius. Je ne suivrai non plus jamais M. Montebourg ou M. Peillon. De positionnement Libéral Démocrate, je m'étais aux dernières élections présidentielles timidement prononcé pour M. Bayrou au premier tour et abstenu au second. Enfin, une personalité s'élève au ps pour défendre l'idée d'une gauche libérale ! Et qui plus est, cette personne est doté d'un certain charisme et s'exprime bien. Félicitations, et bon courage pour la suite.

p.s : j'ai consulté le blog de M. Peillon. C'est consternant ! Et il ne laisse passer que les commentaires élogieux. C'est navrant.

J'en profite donc pour dire ici ce que je ne peux dire sur le blog de M. Peillon : celui-ci ne sait pas ce qu'est le libéralisme et a une connaissance déplorable de l'histoire de France. Ou alors il l'interprète à sa manière, ce qui est pire. Il réclame le débat intellectuel, mais ne laisse pas passer sur son blog les commentaires qui ne sont pas à sa gloire. Quelle pauvreté d'esprit ! C'est le successeur de Mme Royal. Tout ça en dit long sur ça conception de la démocratie. Et du débat, de l'échange, de la liberté d'expression, etc.

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